DPE classe : les différences de la note A à G

DPE classe

Le DPE (diagnostic de performance énergétique) est divisé en sept classes allant de A à G. À chacune correspondent des seuils précis de consommation d'énergie primaire et d'émissions de gaz à effet de serre. Comprendre ces classes est essentiel avant toute vente, location ou projet de rénovation, car la note obtenue conditionne aujourd'hui la valeur d'un bien et, dans certains cas, sa mise en location.

Le DPE, qui doit être réalisé par une société de diagnostic immobilier certifiée, permet de calculer la note énergétique de votre logement sur une échelle unique et lisible.

🚨 Dernière actualité : le mode de calcul du DPE a été ajusté pour les petites surfaces, jusque-là pénalisées par la méthode. Depuis le 1er juillet 2024, certains petits logements ont ainsi vu leur classe s'améliorer.

Les différentes classes énergétiques du DPE

Depuis le 1er juillet 2021, les DPE attribuent aux logements une nouvelle étiquette énergie qui combine désormais deux informations dans une seule note :

  1. la consommation d'énergie primaire,
  2. et les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Autrement dit, un logement est classé sur le plus défavorable de ces deux critères : un bien peut très bien être peu consommateur d'énergie mais fortement émetteur de CO₂ (chauffage au fioul, par exemple), et sa classe finale reflétera cette double lecture. Voici, classe par classe, ce que signifie chaque étiquette.

Échelle des classes énergétiques DPE de A à G avec seuils de consommation et émissions de CO2
Les seuils de chaque classe énergie du DPE — Source : Dimo Diagnostic

DPE classe A

L'étiquette A regroupe les logements les plus économes en énergie, c'est-à-dire ceux qui consomment moins de 70 kWh/m²/an et émettent moins de 6 kg CO₂eq/m²/an.

Ce classement reste très rare en pratique : dans la grande majorité des cas, il ne concerne que les bâtiments résidentiels neufs labellisés BBC (Bâtiment Basse Consommation) ou les constructions récentes équipées d'installations très performantes (isolation renforcée, chauffage bas carbone, production d'énergie renouvelable).

DPE classe B

Les biens de classe énergétique B sont généralement des constructions neuves dotées de très bons systèmes de chauffage. Une étiquette B signifie que le logement est très économe en énergie.

Cette catégorie comprend les logements qui consomment de 71 à 110 kWh/m²/an et émettent moins de 11 kg CO₂eq/m²/an. La classe B correspond donc à une très faible consommation énergétique : seules les maisons de classe A (moins de 70 kWh/m²/an) sont plus performantes. Ce classement demeure encore peu fréquent dans le parc immobilier existant.

DPE classe C

Les logements classés en classe C sur l'étiquette DPE consomment entre 111 et 180 kWh/m²/an et émettent entre 12 et 30 kg CO₂eq/m²/an.

En général, cette classification correspond à des bâtiments relativement économes en énergie. La plupart des logements se situent toutefois dans les catégories D, E ou F, plus énergivores. En pratique, la classe C concerne principalement des bâtiments à chauffage central au gaz ou au fioul récemment construits, ou des biens ayant fait l'objet de travaux de rénovation.

DPE classe D

De nombreux logements sont classés D : c'est même la classe la plus répandue dans le parc français. Elle concerne les biens qui consomment de 181 à 250 kWh/m²/an et émettent de 31 à 50 kg CO₂eq/m²/an, soit une consommation énergétique dans la moyenne.

Des travaux de rénovation permettent souvent de réduire considérablement la consommation de ces logements et de viser une classe C ou B :

  • isolation des combles,
  • isolation des sols,
  • isolation des toitures,
  • pose de nouvelles menuiseries et vitrages performants,
  • remplacement de la chaudière par un équipement plus performant.

DPE classe E

Les biens classés E sont fréquents. La classe E concerne les logements qui consomment de 251 à 330 kWh/m²/an et émettent de 51 à 70 kg CO₂eq/m²/an. La consommation est ici relativement élevée : seules les classes F et G consomment davantage.

En pratique, cette catégorie correspond généralement à des maisons construites avant les années 1970, ou à des logements anciens chauffés à l'électricité. À noter : l'évolution du DPE avec la baisse du facteur de conversion de l'électricité en énergie primaire, prévue dans le cadre des révisions du diagnostic, tend à améliorer la note de certains logements tout électriques.

DPE classe F

Un classement en classe F traduit une forte consommation d'énergie. Cette catégorie concerne les logements qui consomment de 331 à 420 kWh/m²/an et émettent de 71 à 100 kg CO₂eq/m²/an sur l'année.

Il s'agit d'une tranche particulièrement élevée : seuls les bâtiments de classe G consomment davantage. En pratique, la classe F est le plus souvent associée à des bâtiments anciens des années 1950 ou 1960. Des travaux d'isolation et/ou le remplacement du système de chauffage peuvent nettement améliorer les performances énergétiques du logement, en particulier pour faire passer un bien du niveau F au niveau E. Les logements F sont considérés comme des passoires thermiques.

DPE classe G

Le DPE classe G désigne les logements qui consomment le plus d'énergie. Cette catégorie regroupe les biens les moins performants, ceux qui consomment plus de 420 kWh/m²/an et émettent plus de 100 kg CO₂eq/m²/an.

Dans la plupart des cas, la classe G correspond à des logements (très) anciens, mal isolés et souvent équipés de systèmes de chauffage obsolètes. Ce sont les passoires thermiques les plus critiques, désormais visées en priorité par les mesures de restriction à la location.

La consommation estimée par étiquette

En résumé, voici les seuils indicatifs retenus pour chaque étiquette :

  • Classe A : consommation d'énergie jusqu'à 70 kWh/m²/an, émissions de GES jusqu'à 6 kg CO₂eq/m²/an.
  • Classe B : consommation d'énergie jusqu'à 110 kWh/m²/an, émissions de GES jusqu'à 11 kg CO₂eq/m²/an.
  • Classe C : consommation d'énergie jusqu'à 180 kWh/m²/an, émissions de GES jusqu'à 30 kg CO₂eq/m²/an.
  • Classe D : consommation d'énergie jusqu'à 250 kWh/m²/an, émissions de GES jusqu'à 50 kg CO₂eq/m²/an.
  • Classe E : consommation d'énergie jusqu'à 330 kWh/m²/an, émissions de GES jusqu'à 70 kg CO₂eq/m²/an.
  • Classe F : consommation d'énergie jusqu'à 420 kWh/m²/an, émissions de GES jusqu'à 100 kg CO₂eq/m²/an.
  • Classe G : consommation d'énergie supérieure à 420 kWh/m²/an, émissions de GES supérieures à 100 kg CO₂eq/m²/an.

Dimo Diagnostic ©

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Répartition des étiquettes énergie en France

La classe D est de loin la plus courante : environ 32 % des logements français (résidences principales) affichent une consommation énergétique correcte, dans la moyenne. À l'inverse, les classes les plus performantes restent marginales, avec seulement 2 % de logements classés A et 3 % classés B.

Cette répartition explique pourquoi la rénovation énergétique constitue un enjeu majeur : la grande majorité du parc se concentre sur les classes intermédiaires (D et E), tandis que les passoires thermiques (F et G) représentent une part significative des logements à traiter en priorité.

Répartition des résidences principales françaises par classe énergétique DPE
La classe D domine le parc immobilier français — Source : SDES

Source : www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

Le calcul des étiquettes énergétiques

Jusqu'au 30 juin 2021, les diagnostics de performance énergétique en France reposaient principalement sur deux indicateurs distincts, affichés séparément.

L'ancienne étiquette énergie

Le premier indicateur évaluait la consommation annuelle en énergie primaire d'un logement, incluant :

  1. le chauffage,
  2. la production d'eau chaude sanitaire,
  3. et le refroidissement.

Cette consommation était mesurée en kilowattheures par mètre carré (kWh/m²). Ainsi, un logement consommant moins de 51 kWh/m² recevait une étiquette énergie A, la plus performante, tandis qu'une consommation supérieure à 450 kWh/m² attribuait une étiquette G, synonyme de faible performance énergétique.

L'ancienne étiquette climat

Le second indicateur portait sur les émissions de gaz à effet de serre, notamment le CO₂, exprimées en kilos d'équivalent carbone par mètre carré (kg CO₂eq/m²).

Un logement émettant moins de 6 kg CO₂eq/m² obtenait une étiquette A, reflétant un faible impact climatique, tandis qu'une émission supérieure à 80 kg CO₂eq/m² conduisait à une étiquette G, marquant une forte empreinte carbone.

La nouvelle étiquette unique

À partir du 1er juillet 2021, les diagnostics de performance énergétique ont adopté une nouvelle méthode de calcul. Cette révision a entraîné la fusion des étiquettes « énergie » et « climat », auparavant distinctes, en une seule note synthétique.

Cette mise à jour reflète une approche plus complète de l'efficacité énergétique des logements. Contrairement à l'ancien modèle qui se concentrait sur trois domaines, le nouveau DPE prend en compte cinq postes principaux :

  1. le chauffage,
  2. la production d'eau chaude sanitaire,
  3. la climatisation,
  4. l'éclairage,
  5. la consommation des appareils auxiliaires, tels que la ventilation et les pompes.
Les cinq postes de consommation pris en compte par le nouveau DPE depuis 2021
Ce que mesure le DPE depuis la réforme de 2021 — Source : Dimo Diagnostic

La méthode d'évaluation 3CL

Pour évaluer et comparer efficacement les logements en matière de performance énergétique, il est essentiel d'adopter une méthode fiable et précise. La méthode de calcul de la consommation conventionnelle des logements (3CL) s'impose désormais comme la référence.

Cette approche s'appuie sur une analyse des caractéristiques physiques du logement, telles que :

  • la structure du bâti,
  • l'efficacité de l'isolation,
  • le type de fenêtres et de vitrages,
  • et le système de chauffage.

Elle offre ainsi une évaluation complète et objective. Contrairement à l'ancienne méthode basée sur les factures, qui pouvait conduire à des DPE incomplets ou « vierges », la méthode 3CL assure des résultats homogènes et reproductibles. Cela renforce la confiance et la crédibilité des évaluations énergétiques des logements, désormais pleinement opposables juridiquement.

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Rappel sur le DPE

De quoi s'agit-il ?

Le DPE est un diagnostic thermique réalisé par un professionnel certifié, permettant d'évaluer la performance énergétique d'un logement. Ce document est obligatoire pour la vente ou la location de toute maison ou appartement.

Seules les résidences destinées à rester occupées moins de quatre mois par an sont exonérées de DPE.

Depuis sa dernière réforme entrée en vigueur le 1er juillet 2021, le diagnostic évalue les points suivants :

  • les installations fixes de chauffage,
  • le système de production d'eau chaude sanitaire,
  • le système de refroidissement (climatisation),
  • les éclairages,
  • les équipements auxiliaires (ventilation, par exemple).

Il s'agit de la méthode 3CL. Les caractéristiques du bien restent prises en compte, et l'ajout du « confort d'été » (capacité du logement à rester tempéré sans climatisation) constitue une nouveauté de cette réforme.

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La durée de validité du diagnostic

D'après les informations officielles publiées au Journal Officiel le 18 décembre 2020, la durée de validité des diagnostics de performance énergétique a évolué.

Pour les DPE réalisés à partir de juillet 2021

Pour les nouveaux diagnostics effectués à partir du 1er juillet 2021, la durée de validité reste fixée à dix ans.

En revanche, dans le cadre de la réforme, les anciens DPE réalisés avant le 1er juillet 2021 ont vu leur validité écourtée. En particulier, ceux effectués entre 2013 et 2017 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2023.

Pour les DPE réalisés à partir de 2018

  • Les diagnostics réalisés entre 2018 et la veille de l'entrée en vigueur du nouveau DPE sont restés valides pour la conclusion de ventes immobilières,
  • ou la signature de baux, jusqu'au 31 décembre 2024.

Concrètement, depuis le 1er janvier 2025, plus aucun DPE réalisé avant la réforme du 1er juillet 2021 n'est valide : un nouveau diagnostic doit être réalisé pour toute transaction ou mise en location. Cette mise à jour reflète la volonté d'aligner les pratiques sur les normes environnementales actuelles.

Réalisation du DPEDurée de validitéFin de validité
1er janvier 2013 / 31 décembre 20175 à 10 ans31 décembre 2022
1er janvier 2018 / 30 juin 20213 à 6 ans31 décembre 2024
Après le 1er juillet 202110 ans30 juin 2031

Le prix du diagnostic

Le diagnostic de performance énergétique évalue la consommation énergétique d'un bien immobilier. Son coût fluctue sensiblement selon la taille du logement. Bien qu'il ne soit encadré par aucune tarification fixe, le prix d'un DPE est influencé par plusieurs facteurs, notamment :

  • l'année de construction,
  • et les dimensions du logement.

Pour un appartement de petite taille, tel qu'un studio ou un T1, le coût s'élève généralement à un peu moins de 100 euros. Pour des biens de plus grande envergure, le tarif peut atteindre environ 250 euros (source : ecologie.gouv.fr).

Le DPE doit impérativement être effectué par un diagnostiqueur certifié par le COFRAC (Comité Français d'Accréditation). Il est possible de vérifier la certification d'un professionnel via l'annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés.

Coût du DPE selon la taille du logement et durée de validité de 10 ans
Combien coûte un DPE et combien de temps est-il valable — Source : ecologie.gouv.fr

Sanctions en cas d'absence ou de fraude au DPE

Des mesures punitives

Des sanctions sont prévues en cas de :

  1. non-communication du diagnostic énergétique,
  2. fourniture d'informations erronées,
  3. recours à un expert non accrédité.

Si le propriétaire vendeur ou le bailleur ne respecte pas son obligation de remettre le diagnostic, l'acquéreur ou le locataire est en droit de saisir la justice afin de réclamer des indemnités pour le préjudice subi.

En cas d'annonce frauduleuse

Lorsqu'une annonce diffusée par voie de presse, en ligne ou en agence contient des informations trompeuses visant à induire en erreur l'acheteur ou le locataire, la partie lésée peut également recourir à la justice :

  • d'abord pour réclamer des dommages-intérêts,
  • mais aussi pour exiger l'annulation de la transaction ou du contrat de location.

Sur le plan juridique, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est en mesure d'imposer des sanctions au vendeur. Celles-ci peuvent inclure une peine de prison pouvant aller jusqu'à deux ans et une amende atteignant jusqu'à 300 000 euros.

Exemple : Manon possède un appartement en centre-ville.
Son bien affiche la note E et elle souhaite l'améliorer.

Tout d'abord, il est essentiel d'améliorer l'isolation thermique du logement, notamment en renforçant l'isolation des murs, du toit et des fenêtres.

Ensuite, elle peut moderniser le système de chauffage en optant pour des équipements plus performants et économes en énergie, comme une chaudière à condensation ou une pompe à chaleur.

Enfin, l'installation de thermostats programmables, afin d'optimiser la gestion de la température et de réduire la consommation d'énergie, est également recommandée.

Quand réaliser un DPE ?

Avant de publier une annonce

Avant de publier une annonce immobilière pour la vente ou la location d'un logement, il est impératif de réaliser un diagnostic de performance énergétique. Il fournit dès le départ les informations nécessaires au futur acheteur ou locataire.

Contrairement à d'autres diagnostics obligatoires comme :

  • l'amiante,
  • le plomb,
  • les termites,
  • ou l'état des risques naturels et technologiques,

qui ne doivent être présentés qu'au moment de la signature du contrat, le DPE est un prérequis pour la validation et la diffusion même de l'annonce. Depuis le 1er janvier 2022, toute annonce doit d'ailleurs afficher la classe énergie et une estimation des dépenses énergétiques annuelles du logement.

Renouvellement du DPE

Depuis la réforme du 1er juillet 2021, un DPE dont la validité est encore en cours n'a pas besoin d'être renouvelé. Il reste donc pleinement utilisable pour finaliser une transaction immobilière.

Bon à savoir : cette précision s'inscrit dans le cadre des normes réglementaires en vigueur et garantit une transparence et une fiabilité accrues pour les transactions immobilières.

Propriétaires de passoires thermiques

Les propriétaires de biens classés « F » ou « G » — considérés comme les plus énergivores — sont vivement encouragés à procéder à un diagnostic actualisé.

Cette démarche prend une dimension particulière depuis le 1er janvier 2022, date à partir de laquelle toutes les annonces immobilières doivent obligatoirement inclure une estimation des dépenses énergétiques annuelles.

Les habitations particulièrement énergivores, souvent qualifiées de passoires thermiques, doivent désormais porter la mention explicite « Logement à consommation énergétique excessive ». Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2025, les DPE réalisés avant la réforme ne sont plus valides et doivent être refaits.

Calendrier d'interdiction progressive à la location des logements DPE G, F et E
Le calendrier des passoires thermiques interdites à la location — Source : loi Climat et Résilience

Dans le cadre de la location

Même si la mise à jour du DPE n'est pas obligatoire lorsqu'il a été établi lors de la construction ou de la vente, il est recommandé de réaliser un nouveau diagnostic avant l'expiration de sa validité, surtout si des travaux d'envergure ont été effectués.

En effet, une amélioration de la classe énergétique d'un logement peut se traduire par une hausse significative de sa valeur sur le marché immobilier, mais aussi conditionner sa mise en location.

Conséquences de la classe DPE et comment l'améliorer

Un impact direct sur la location

La classe DPE ne se limite plus à une simple information : elle conditionne désormais le droit de louer un bien. Le calendrier d'interdiction progressive à la location des passoires thermiques s'applique en France métropolitaine de la manière suivante :

  • depuis le 1er janvier 2023, les logements les plus énergivores de classe G (au-delà d'un seuil de consommation) sont interdits à la location pour les nouveaux baux ;
  • depuis le 1er janvier 2025, l'ensemble des logements classés G sont concernés par cette interdiction pour les nouveaux contrats de location ;
  • au 1er janvier 2028, l'interdiction s'étendra aux logements classés F ;
  • au 1er janvier 2034, elle concernera les logements classés E.

Depuis le 24 août 2022, le loyer des logements classés F et G ne peut par ailleurs plus être augmenté entre deux locataires ou lors du renouvellement du bail.

Un impact sur le prix de vente

La classe énergétique influence fortement la valeur d'un bien : à surface et localisation équivalentes, un logement bien classé (A, B ou C) se vend généralement plus cher et plus vite qu'une passoire thermique. À l'inverse, les biens classés F ou G subissent souvent une décote, les acheteurs anticipant le coût des travaux de rénovation à engager. Une bonne étiquette énergie constitue donc un véritable argument commercial.

Les leviers pour améliorer sa classe énergétique

Quel que soit le classement de départ, plusieurs leviers permettent de gagner une ou plusieurs classes DPE :

  • l'isolation thermique : combles, murs, sols, toiture — c'est le poste le plus rentable ;
  • le remplacement des menuiseries : passage au double, voire triple vitrage ;
  • la modernisation du chauffage : pompe à chaleur, chaudière à condensation, chauffage bas carbone ;
  • la ventilation : installation d'une VMC performante pour limiter les déperditions ;
  • la régulation : thermostats programmables pour piloter la température pièce par pièce.

Ces travaux peuvent être financés en partie par des aides publiques (dispositifs de type MaPrimeRénov', certificats d'économies d'énergie, éco-prêt à taux zéro). Il est vivement conseillé de faire réaliser un audit énergétique avant d'engager un chantier de rénovation d'ampleur, afin de hiérarchiser les travaux les plus efficaces.

🤓 Ce qu'il faut retenir de cet article :
  • Les étiquettes DPE attribuent une note énergétique à un bien immobilier, de A (la meilleure) à G (la pire).
  • La note finale combine désormais la consommation d'énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre.
  • Le nouveau DPE, calculé selon la méthode 3CL, prend en compte cinq postes de consommation et est pleinement opposable.
  • La classe D est la plus répandue (32 % des logements) ; A et B restent rares (2 et 3 %).
  • La classe DPE conditionne la valeur du bien et, pour les passoires thermiques F et G, sa mise en location.