5 conseils pour économiser de l'énergie en 2020

5 conseils pour économiser de l'énergie en 2020

Le DPE est un bilan obligatoire depuis 2008 d’un bien immobilier. En effet, que ce soit pour la location ou pour la vente, le diagnostic mesurant la performance énergétique du logement doit être réalisé afin de connaître son classement énergétique.

Il doit être publié dans le cas d’une vente ou d’une location. Un DPE est valable 10 ans, il doit donc être renouvelé tous les dix ans.

Le résultat de ce bilan est présenté sous forme d’un classement allant de A à G. En France, la classe E est la plus répandue parmi les logements. La classe E est une des plus basses classes de la performance énergétique.

Dans cet article, afin d’améliorer la performance ou le bilan énergétique de votre logement, nous allons répondre aux questions suivantes :

  • Que signifie la classe énergétique d’un loge
  • Pourquoi améliorer la performance énergétique d’un logement ?
  • Comment améliorer la performance énergétique de votre bien ?
  • Quelles sont les aides disponibles pour effectuer des travaux d’amélioration énergétique ?
  • Qui peut réaliser un bilan ou un diagnostic énergétique ?
  • Que signifie la classe énergétique d’un logement ?      

    Comme vu au début de cet article, la classe énergétique d’un logement (maison ou appartement) est un indicateur représentatif de sa performance énergétique.

    C’est un indicateur qui permet d’annoncer aux éventuels acquéreurs ou futurs locataires la consommation annuelle de l’habitation, en prenant en compte le chauffage, la climatisation et l’eau chaude.

    La notation allant de A à G signifie que plus on va vers la lettre A, plus le logement a une basse consommation d’énergie ; Nous parlons alors d’un logement économe. Et plus on se rapproche de la lettre G, plus l’habitation a une consommation d’énergie conséquente ;  Pour ce cas, nous parlons de logement énergivore.

    Signification de ce classement énergétique en détails

  • A : performance énergétique excellente -> la consommation est inférieure à 50 kWh/m²/an
  • B : performance énergétique très bonne -> la consommation est entre 51 et 90 kWh/m²/an
  • C : bonne performance énergétique -> la consommation est comprise entre 91 et 150 kWh/m²/an
  • D : bonne performance énergétique -> la consommation est comprise entre 151 et 230 kWh/m²/an
  • E : performance énergétique moyenne -> la consommation est comprise entre 231 et 330 kWh/m²/an
  • F : performance énergétique faible -> la consommation est comprise entre 331 et 450 kWh/m²/an
  • G : mauvaise performance énergétique -> la consommation est supérieure à 450 kWh/m²/an
  • Ce classement énergétique des logements français est suivi de près par les autorités, et notamment par l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise d’Energie), dont le rôle est de veiller à la mise en place des différentes politiques énergétiques du gouvernement.

    En outre, il faut noter que le Grenelle de l’Environnement avait fixé les objectifs relatifs à la performance énergétique suivants :

  • Pour 2020, l’objectif était de réduire la moyenne nationale de consommation annuelle de 250 à 150 kWh/m²/an, malheureusement cet objectif est loin d’être atteint.
  • D’ici 2050, la réduire à 50 kWh/m²/an.
  • En outre, les logements mal isolés, sont dans le viseur du gouvernement. À partir de cette année, les propriétaires sont incités à faire passer leurs logements énergivores, classés F ou G au moins au niveau E. Aucune sanction n’est prévue avant 2028 (2033 pour les copropriétés en difficulté) pour les propriétaires qui ne se seraient pas exécutés.

    Or, passer au niveau E est seulement une première étape, l’objectif est d’améliorer la performance énergétique pour se rapprocher le plus du niveau A.

    Pourquoi améliorer la performance énergétique ?

    La moitié du parc immobilier français est classée par le Diagnostic de Performance Énergétique en dessous de « D » et consomme donc 6 à 9 fois plus qu’un logement neuf.

    Le parc immobilier énergivore et notre consommation d’énergie ont un impact sur plusieurs facteurs. Parmi ces facteurs, voici les plus importants :

    1. Engager votre responsabilité écologique : la protection de la planète est la responsabilité de chaque individu. On doit tous se montrer écoresponsable, surtout en matière de consommation d’énergie qui représente un grand enjeu dans la dégradation de l’environnement.
    2. Réduire son budget annuel de la consommation énergétique : un foyer peut réaliser de réelles économies en réduisant les factures d’énergie.
    3. Améliorer la valeur immobilière de votre bien : l’étendue du programme à label BBC (Bâtiment basse consommation) oriente le marché de l’immobilier vers un type des habitations à consommation énergétique la plus basse possible.

    Comment améliorer la qualité énergétique d’une habitation ?

    L’isolation thermique du logement

    Tout d’abord l’amélioration de la qualité énergétique passe premièrement par l’amélioration de l’isolation. L’isolation du logement joue un rôle majeur dans la performance énergétique. Ce point se fait en limitant les échanges thermiques entre l’extérieur et l’intérieur du logement, une bonne isolation permettra d’avoir moins besoin de se chauffer ainsi d’avoir un confort thermique plus important au sein de votre habitation.

    Avis d’expert :

    La calorie la moins chère est bien celle que nous ne dépensons pas. Dans un projet de rénovation énergétique, commencez le travail de rénovation énergétique sur l’enveloppe du bâtiment (murs, sols, plafonds, menuiseries) avant de changer les différents systèmes de production d’eau chaude sanitaire ou de chauffage.
    Benjamin, diagnostiqueur chez dimo

    Avoir une bonne isolation c’est, peut-être, réaliser des travaux d’isolation concernant les murs, les combles perdus, la toiture, les planchers ou tout simplement isoler les ouvertures en remplaçant les fenêtres par du double-vitrage. Ces endroits sont en contact avec l’extérieur, leur isolation est importante.

    Le système de ventilation

    Dans le cadre d’une rénovation, la partie ventilation est souvent mise de côté au détriment d’autres améliorations. Ce poste est peut être un des plus important lors d’une rénovation. Mal optimisé, un manque de ventilation peut considérablement dégrader la performance énergétique et donner lieu à des désordres : Moisissures, allergies, humidité… Vous l’avez certainement déjà vu ; Ces entrées d’air aux fenêtres ? Il est très important de laisser l’air circuler afin de maintenir un air intérieur à une hygrométrie correcte.

    Pour que les travaux d’isolation ne dégradent pas le système de ventilation, ils doivent être assurés par une entreprise qualifiée.

    Le système de chauffage

    Le système de chauffage est un élément à prendre en considération dans l’amélioration de la performance énergétique. Pour se faire, pensez à :

  • Remplacez votre chaudière par un système de chauffage alliant performance et économie.
  • Optez pour une pose de thermostats pour réguler et maintenir une température relativement stable. Un programmateur peut être également installé afin de considérer l’inertie thermique du bâtiment.
  • Consommez avec modération. En effet, chaque degré supplémentaire demande 7% d’énergie en plus (En chauffage).
  • « L’ombre » 

    En effet, naturelle, l’ombre peut être d’une grande utilité notamment pour le confort thermique d’été. Une « casquette thermique » peut être mise en place réduisant ainsi la pénétration des rayons du soleil en été dans le logement. En revanche, en hiver, avec une déclinaison différente (angle que prend le soleil en fonction de la saison), et si cette casquette est judicieusement étudiée, elle laissera pénétrer les rayons du soleil à l’intérieur du logement en créant ainsi un effet de serre.

    Énergies renouvelables

    De toute évidence, optimiser sa consommation énergétique est aussi un changement de mode de vie pour faire face à l’urgence climatique.  Dans ce sens, voici comment passer à l’électricité ou l’énergie verte :

  • Installer des panneaux solaires photovoltaïques ou thermiques (eau chaude) pour viser une autoconsommation électrique.
  • Produire sa propre énergie ou alimenter sa maison grâce à une pompe à chaleur : cela aura un impact considérable sur le DPE.
  • Bilan DPE pour déterminer les points à améliorer

    Effectuer un bilan DPE permet d’évaluer la consommation énergétique d’un logement ainsi que détecter et déterminer les points d’amélioration de votre logement.

    Comme vu plus haut, en fonction de ce diagnostic et du classement de votre logement, les améliorations peuvent engendrer des travaux avec un budget qui peut être exorbitant. Or, la majorité des ménages ignore qu’il existe des aides considérables de la part de l’état.

    Quelles sont les aides pour améliorer la performance énergétique d’un logement ?

    Augmenter la performance énergétique est un réel investissement à court, moyen et long terme. Cet investissement a un cout conséquent, mais il existe de nombreuses aides pour la réalisation de ces travaux :

    Chèque énergie – Eco-chèque logement : 1 000 € pour les propriétaires bailleurs ou 1 500 € pour les propriétaires occupants. Il est cumulable avec l’ensemble des aides existantes dans le cadre du Plan Rénovation énergétique.

  • Chèque énergie – Eco-chèque logement : 1 000 € pour les propriétaires bailleurs ou 1 500 € pour les propriétaires occupants. Il est cumulable avec l’ensemble des aides existantes dans le cadre du Plan Rénovation énergétique.
  • MaPrimeRénov : Dès le 1er janvier 2021 cette prime de transition énergétique remplace le dispositif « crédits d’impôts développement durable ». Aide fiscale pour la transition énergétique (CITE) pour financer une partie des travaux d’économie d’énergie. Le montant de MaPrimRénov est plafonné à 20 000 € par logement, sur une période de 5 ans, à partir de la 1ère date d’engagement à réaliser les travaux de rénovation énergétique.
  • Eco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : prêt sans intérêt permettant de financer les travaux d’économie d’énergie et les éventuels frais induits par ces travaux. Le PTZ maximal est compris entre 7 000 € et 30 000 € selon les travaux.
  • Aides d’Anah (Agence nationale de l’habitat) : un établissement public qui encourage les travaux de rénovation et réhabilitation des logements. L’Anah accorde des aides financières aux propriétaires et aux syndicats de copropriétés fragiles et en difficulté.
  • Subventions des collectivités : les collectivités territoriales, conseils régional et général et communauté d’agglomération peuvent fournir des aides supplémentaires.
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