Aide rénovation énergétique : quels travaux d'isolation ?

aide rénovation énergétique : travaux d'isolation

Aide rénovation thermique : l’isolation d’un logement permet de réduire sa facture énergétique de 30% à 50%. Le toit et les murs en particuliers sont responsables des plus grandes pertes de chaleur. Les travaux de rénovation énergétique sont éligibles aux aides mises en place par l'État. Quels sont les travaux concernés ? Quels dispositifs proposés ? Toutes les réponses ici !

Empreinte carbone du logement: un enjeu pour la transition énergétique

Les bâtiments résidentiels ont une responsabilité non négligeable dans le réchauffement climatique, ils produisent à eux seuls de 25% des émissions de gaz à effet de serre. Pour réduire cette facture, il est indispensable de baisser la consommation énergétique des logements, notamment lors des pics d’hiver. 

L’une des meilleures façons d’y parvenir est d’isoler tous les lieux responsables des déperditions de chaleur, en particulier les maisons où les rejets de gaz à effet de serre dépassent de loin ceux émis par les logements collectifs. La deuxième source d’économie énergétique est le chauffage. 

Les systèmes utilisant les énergies fossiles (gaz, fioul, charbon, pétrole) ont une empreinte carbone très lourde pour la planète. Le fioul domestique par exemple produit 300g de CO2 pour 1kW d’énergie produite, le gaz naturel 443g.

Les travaux d’isolation les plus efficaces

La meilleure stratégie est d’effectuer un audit énergétique pour déterminer les priorités. Cette étude est éligible aux aides financières mises en place par l’État (MaPrimeRénov’ par exemple). Toutefois, on sait que le toit et les murs sont responsables de 55% des déperditions énergétiques dans une maison individuelle. À température égale, la quantité d’énergie nécessaire dans une maison mal isolée atteint jusqu’à +25% par rapport à un logement bien isolé.

L’isolation des combles permet à elle seule de réduire de 30% l’empreinte carbone du logement tout en générant des économies sur sa facture d’énergie. Dans les logements chauffés au gaz et au fioul, l’isolation contribuera à éviter une plus grande quantité d’émissions de gaz à effet. 

Trois techniques sont utilisées : par soufflage, par épandage ou par déroulement. La technique par soufflage isole tous les recoins du plancher. L’épandage répand manuellement les flocons d’isolant. Enfin, les rouleaux permettent d’isoler aussi les zones entre les solives.

L’isolation des murs, en particulier par l’extérieur, évite jusqu’à 30% des déperditions de chaleur tout en éliminant les ponts thermiques. Elle permet donc d’optimiser significativement le bilan carbone du logement. D’autres endroits peuvent être isolés ensuite : les fenêtres et les portes, les planchers bas (sous-sol, vide sanitaire). 

💡 Bon à savoir

Faire appel à un artisan RGE (Reconnu garant de l’environnement) permet d’obtenir des conseils sur les travaux d’isolation à entreprendre dans la maison.

Les dispositifs d’aide à la rénovation énergétique

Le coût de l’isolation dépend de la zone à isoler et des matériaux choisis. Les chiffres oscillent entre 50€ et 180€ le m2, l’isolation des murs par l’extérieur (ITE) étant le poste le plus onéreux. L’isolation des combles perdus par exemple revient en moyenne à 20€ le m2 et entre 35 et 75€ le m2 lorsqu’ils sont aménageables. 

Les matériaux écologiques tels que les isolants biosourcés (laine de mouton, fibre de bois, chanvre, lin, coton, liège, paille…) sont à privilégier pour réduire la facture carbone. Il existe d’ailleurs un label Bâtiment biosourcé depuis 2012 dans le code de la construction. Il contribue à la valorisation immobilière en cas de revente du logement.

Les aides financières peuvent couvrir selon les revenus des propriétaires jusqu’à 90% du montant des travaux engagés.

Les primes telles que MaPrimeRéov’, la prime énergie CEE et la TVA à 5.5% sont cumulables entre elles. Elles sont attribuées sous conditions : le logement doit être construit depuis plus de 15 ans, le gain énergétique doit atteindre 35% et les travaux doivent être réalisés par une entreprise RGE. Les propriétaires occupants et les bailleurs sont éligibles.

L’éco-prêt à taux zéro est un prêt sans intérêt qui permet de financer le reste à charge. Le montant, entre 7.000 et 50.000€, est remboursable jusqu’à 20 ans. Toutes les banques ayant signé une convention avec l’état le proposent (Banque Populaire, Caisse d’épargne, CIC, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, LCL, Banque Postale…).

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