Le DPE (diagnostic de performance énergétique) est le document qui classe un logement de A à G selon sa consommation d'énergie et ses émissions de gaz à effet de serre, et il est obligatoire pour toute mise en location. Longtemps perçu comme une simple formalité, il est en train de devenir, selon le Figaro Immobilier, un véritable « champ de bataille judiciaire » entre bailleurs et locataires.
Qui peut être poursuivi, pour quels motifs, et quels recours un locataire peut-il exercer ? Que faut-il vérifier avant de signer un bail pour éviter de finir devant un tribunal ? Voici ce que l'actualité de fin août 2026 change concrètement pour les propriétaires.
Sommaire
Ce que révèle l'actualité de fin août 2026
Deux publications datées de fin août 2026 mettent le sujet sur le devant de la scène. Le Figaro Immobilier titre sur le fait que les propriétaires sont « de plus en plus souvent poursuivis par les locataires » à propos de leur DPE, allant jusqu'à qualifier le document de « champ de bataille judiciaire ».
De son côté, le cabinet Kohen Avocats revient sur un jugement du tribunal judiciaire de Paris concernant un logement dont le DPE n'était pas enregistré et dont la surface indiquée au bail était erronée, en détaillant les recours ouverts au locataire dans cette situation.
Pourquoi les litiges sur le DPE se multiplient
Plusieurs évolutions convergent pour transformer le DPE en source de contentieux. Depuis sa refonte, le DPE est opposable : un locataire ou un acquéreur peut se retourner contre le bailleur ou le vendeur si le diagnostic se révèle inexact. Ce n'est plus un simple document informatif.
En parallèle, le DPE conditionne désormais la possibilité même de louer certains logements : les passoires énergétiques les plus consommatrices sont progressivement interdites à la location. La note obtenue a donc des conséquences financières directes, ce qui incite les locataires à la contester quand ils la jugent erronée.
Enfin, les locataires sont mieux informés de leurs droits et n'hésitent plus à saisir la justice. Pour comprendre l'articulation entre le DPE et l'audit qui l'accompagne parfois, vous pouvez consulter notre article sur les différences entre DPE et audit énergétique.
Les trois erreurs qui exposent le plus les bailleurs
Les dépêches de fin août 2026 pointent des situations très concrètes. Trois types de failles reviennent particulièrement.
| Faille | Ce qui pose problème |
| DPE non enregistré | Un DPE valide doit être enregistré auprès de l'ADEME et porter un numéro d'identification. Sans ce numéro, sa valeur peut être remise en cause. |
| Surface erronée | Une surface inexacte au bail peut fausser les calculs et ouvrir un litige sur le loyer et sur le diagnostic. |
| Note de classe contestable | Une étiquette énergétique jugée erronée par le locataire peut motiver une action, le DPE étant opposable. |
Le premier point est central : un DPE dépourvu de numéro ADEME est fragilisé. Nous détaillons ce mécanisme dans notre article DPE sans numéro ADEME : comprendre, agir et protéger vos droits.
Son locataire découvre que le diagnostic ne comporte aucun numéro ADEME et que la surface au bail dépasse la surface réelle.
Le locataire décide d'engager une procédure : Karim se retrouve à devoir se défendre alors qu'un simple contrôle en amont aurait suffi à éviter le litige.
Quels recours pour le locataire
Selon la présentation faite par Kohen Avocats du jugement du TJ de Paris, un locataire confronté à un DPE non enregistré et à une surface erronée dispose de voies de recours. Nous ne reproduisons pas le détail de cette décision, dont nous n'avons pas le texte, mais rappelons les principes généraux.
De façon générale, en matière de bail d'habitation, un locataire qui subit un préjudice lié à une information inexacte peut demander réparation devant le juge. Selon les cas, cela peut concerner la régularité du diagnostic ou la surface louée. La nature et l'ampleur des recours dépendent de chaque situation.
Comment un bailleur peut se protéger
La bonne nouvelle, c'est que la plupart de ces litiges sont évitables par des vérifications simples avant la signature du bail.
- Vérifier que le DPE est bien enregistré auprès de l'ADEME et qu'il comporte son numéro d'identification.
- Contrôler la validité dans le temps du diagnostic avant chaque nouvelle mise en location.
- Faire mesurer la surface de façon fiable et reporter exactement cette donnée au bail.
- Faire réaliser le DPE par un diagnostiqueur certifié, seul habilité à établir un document opposable.
- Conserver l'ensemble des justificatifs remis lors du diagnostic.
Pour anticiper la note probable de votre logement, notre simulateur DPE gratuit vous donne un premier ordre d'idée. Et si vous vous interrogez sur le caractère obligatoire du diagnostic, notre article le DPE est-il obligatoire en 2026 ? fait le point.
Ce que Dimo peut faire pour vous
Dimo Diagnostic réalise les DPE pour la location et la vente avec des diagnostiqueurs certifiés. Chaque diagnostic est enregistré auprès de l'ADEME et vous est remis avec son numéro d'identification, ce qui vous met à l'abri des principales failles évoquées dans l'actualité de fin août 2026.
Avant de mettre votre logement en location, nous pouvons vérifier la validité et l'enregistrement de votre DPE existant et vous accompagner sur les autres diagnostics obligatoires.
- Fin août 2026, le Figaro Immobilier et Kohen Avocats confirment la multiplication des poursuites de locataires contre les bailleurs autour du DPE.
- Les failles les plus dangereuses sont le DPE non enregistré (sans numéro ADEME) et la surface erronée au bail.
- Le DPE étant opposable, une note ou une donnée inexacte peut ouvrir des recours au locataire.
- La prévention passe par un diagnostic réalisé par un professionnel certifié, enregistré à l'ADEME, avec une surface correcte.

